Arrivée Lundi 25 février à 23:55 d’un voyage sans fin. Avion
Turkish Airlines de Paris à Istanbul (3h50 de vol), avec 1h de retard à cause
de la neige, puis Istanbul à Ouaga, en faisant escale par Niamey au Niger
durant une heure (6 :30 de vol). On pense toucher au but et là ... Le
nouveau système de contrôle aux frontières installé depuis moins d’un mois, qui
prend les 10 doigts (heureusement pas ceux des pieds !) et une belle photo
de toi après le voyage ! Et bien sûr, qui dit nouveau dit : on ne
sait pas trop s’en servir, au milieu d’un bazar sans nom des 5 avions ayant
atterri en même temps. Des 100ènes de voyageurs parqués dans une mini salle
surchauffée.
Heureusement, Marius, Romaric, Mamoudou, Amidou et Blaise m’ont
attendu jusqu’au bout, c’est-à-dire à 2h30 du matin. (Marius m’a confié tout à
l’heure qu’ils commençaient à se demander si j’étais vraiment dans l’avion et s’ils
ne devraient pas partir ! :-S)
En route dans la camionnette du centre, un vieux Volkswagen
jaune et bleu, qu’il faut pousser au démarrage pour que le moteur s’allume et
dont la porte arrière coulissante ne ferme plus depuis longtemps.
Sur le chemin, une bande d’enfants des rues nous court après
en criant « Kamzaka ! », ils connaissent tous les occupants de
la camionnette et se doivent de saluer « nassara » (la blanche) en
lui serrant la main deux ou trois fois. On est repartis dans la nuit noire puis
quitté le goudron et enfin atterri dans le quartier « Dapoya », le
quartier de la fête.
« On a soif de t’avoir attendue ! » me dit
Romaric en rigolant. Et me voilà dans un maquis (les bars/disco ici) avec tous
les bagages à commander une bière burkinabé: Brakina. Et attention !! Parole d’expat en
Allemagne : un litre de bière par bouteille, et une bouteille chacun !
Au moins, me voilà rassasiée ! :D
On a repris la route de Ouahigouya, goudronnée, et bifurqué
sur la droite dans les chemins de terre rouge. Après 500m dans les creux et les
bosses : on est arrivés devant ma porte ! (pas de lampadaires dans
cette partie de la ville, tout se fait à la lumière lunaire, ce qui donne une
ambiance étrange aux scènes !)
La maison est mignonne, mais ce n’est pas là où je dors :
je suis dans la cabane au fond du jardin ! :) un toit en tôle
ondulée, une petite porte, et c’est tout.
Hier et aujourd’hui, c’était administratif ! Je me suis
réveillée tard, et je me suis retrouvée en plein cagnard dans la cour. Une
douche dans la cabine de l’autre coté de la maison : un jet sort dans un
réduit peint en vert avec une porte qui ne ferme pas, mais une douche du
tonnerre !! je me revigore du voyage, et je me vide l’esprit !
Les toilettes sont à côté : à la turque ! Deux
remontées en pierre pour poser les pieds, et au milieu un trou (qu’il faut
apprendre à viser, c’est très marrant !)
Après çà et le lavage des vêtements touchés par l’explosion
de mon gel douche durant le voyage, direction Kamzaka. 500 m à pieds. Les
enfants courent des maisons pour venir me saluer, ils sont timides et trop
mimis ! Il y a un âne, deux femmes qui cherchent et tamisent le sable, des
écoliers rentrant pour la pause de midi, un porc, deux arbres et une ligne de
vaches guidées par un homme.
Les employés m’attendaient, et j’ai passé la journée sur la
moto, derrière Blaise, à faire le tour de la ville pour faire des courses, me
signaler à l’ambassade, m’acheter une puce téléphone et un modem et un ventilo !!!
Le soir, impossible de rentrer pour voir le film Moi, Zaphira ,
le film burkinabè nominé au festival FESPACO du film Africain... Demain on
retente !
Enfin, aujourd’hui, les obligations administratives ont été
réglées à dos de moto sous 45 degrés, j’ai pu acheter des fruits de la passion,
des bananes et quelques légumes, et de retour au centre, essai de ma clef :
çà fonctionne !!! J’ai enfin pu donner quelques nouvelles et écrire un peu
le blog ! :)
Ce soir, on a réussi à voir le film !!! Il est très
bien, et la réalisatrice et l’actrice principale l’ont même présenté ! :)
Voilà, c’est fatiguée que j’écris ce soir, et je vais aller
me coucher en face du ventilo, car l’air est irrespirable... Et le pire est à
venir, selon mon chef ! arghhhhh ! eheheheh !! Je voulais de la
chaleur : j’en ai ! :)
Bonne nuit, et à très bientôt !
(avec mon nouvel ami!)